Rothen : « Je reste convaincu qu’il y a des joueurs qui en ont assez de ce traitement de faveur accordé à Mbappé. »

Le Français a donné sa version sur RCM

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L’absence de Kylian Mbappé lors du match de la France contre l’Azerbaïdjan – une inflammation à la cheville qui nécessitera des examens à Madrid – a relancé le débat dans son pays. L’attaquant a inscrit un doublé contre l’Ukraine, la qualification pour la Coupe du Monde est déjà acquise, et pourtant son absence n’est pas passée inaperçue.

L’ancien international Jérôme Rothen a été le plus direct dans son analyse de la situation. Il a rappelé que même lors de la victoire 4-0 contre l’Ukraine, beaucoup se demandaient qui allait « inventer une blessure » pour éviter le déplacement à Bakou. Et il est allé plus loin : « Mbappé est le capitaine, il bénéficie d’un traitement de faveur, soit. Mais il y a d’autres joueurs qui disputent le même nombre de matchs tout au long de l’année. Croyez-vous qu’ils ne soient pas fatigués et qu’ils ne préféreraient pas faire l’impasse sur un match sans enjeu ? Ils y vont parce qu’ils y sont obligés. »

Il a ajouté : « Bénéficie-t-il d’un traitement de faveur ? Quand on est qualifié, tout va bien, mais quand les choses se compliquent… Prendre des décisions comme celle-ci peut créer des problèmes dans le vestiaire, et je reste convaincu qu’il y a des joueurs qui en ont assez de ce traitement de faveur. »

Rothen a averti que ces privilèges peuvent détruire l’ambiance dans un vestiaire quand les choses se compliquent : « Quand on gagne, personne ne dit rien. Mais quand les choses commencent à mal tourner, des décisions comme celle-ci font des ravages. Je pense qu’il y a encore des joueurs qui en ont marre de tout ça. »

À l’opposé, Emmanuel Petit a demandé qu’on ne dramatise pas la situation. Pour lui, ce n’est qu’un coup de pub médiatique autour du joueur le plus décisif du pays : « Ils veulent créer un scandale là où il n’y en a pas. Même si ça dérange certains, on parle du leader de l’équipe de France, celui qui a marqué sept buts et délivré cinq passes décisives lors de ses six derniers matchs, celui qui compte déjà 400 buts en carrière. Le favoritisme a toujours existé. Et si j’étais joueur, ça ne me dérangerait pas : on parle d’un gars qui gagne des matchs à lui tout seul. »

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