Domenico Borelli, qui entraîne les équipes de Gasp depuis plus de vingt ans, partage ses secrets : « L’intensité et la charge d’entraînement sont cruciales. Je suis impressionné par les progrès de Pellegrini. »
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!La Roma de Gasperini est en pleine forme . En tête du classement, elle joue avec brio et affiche
une condition physique impressionnante, témoignant d’une intensité et d’une régularité remarquables . Derrière cette machine bien huilée se cache le travail de
Domenico Borelli, le préparateur physique de longue date de
Gian Piero Gasperini , avec qui il partage un parcours débuté à Crotone et poursuivi jusqu’à Rome, en passant par ses années de gloire à Bergame. «
On essaie de faire de notre mieux, comme toujours. D’autant plus qu’avec le coach, on ne peut se permettre de faire moins que son maximum », nous confie-t-il. Sa méthode de travail a forgé un groupe qui, à force de courses et de pressing intense, réinvente son jeu. «
Être au top physiquement permet de s’exprimer pleinement. Beau jeu et préparation physique sont indissociables . »
Un peu comme elle et Gasperini.
« Nous avons commencé ensemble à Crotone, puis nous nous sommes retrouvés à Bergame. Je lui serai éternellement reconnaissante. Nous sommes amis : on ne peut pas travailler ensemble pendant 14 ans sans être amis. »
Après tant d’années, avez-vous identifié votre plus grande force ? Et votre plus grande faiblesse ?
« Sa force réside dans son honnêteté : il dit toujours ce qu’il pense. C’est peut-être aussi, pour certains, sa plus grande faiblesse. Nous exigeons tous deux toujours le meilleur de nos joueurs. »
Vous le tirez de ce groupe ?
« Absolument. Gasperini a été appelé à Rome pour être Gasperini. Nous n’avons pas changé d’identité ; nous avons proposé nos idées : les gars ont relevé le défi. »
Certains parlent du Scudetto.
« Nous nous concentrons sur le dépassement de nos limites pour atteindre le sommet. Les victoires sont aussi importantes pour le moral ; sans elles, le travail accompli semble vain. »
Les joueurs affirment n’avoir jamais autant travaillé de toute leur carrière.
« Il est clair qu’il y avait une marge de progression : il nous suffisait de la trouver. »
Était-ce prévisible d’atteindre une telle intensité à ce stade de la saison ?
« Nous avons travaillé dur d’octobre à février pour être au top de notre forme, puis nous ferons le point en mars. Notre jeu étant situationnel, un joueur peut être plus intense d’un match à l’autre : cela dépend des conditions de jeu et de l’adversaire. Il y a des matchs où il faut beaucoup de sprints et d’autres où il faut beaucoup d’accélération, car nous jouons dans des espaces réduits. Notre rôle est de préparer les joueurs physiquement, en tenant compte aussi de l’adversaire. »
Avez-vous fait une séance d’entraînement ?
« Pendant les pauses, nous faisons une séance d’aérobic assez longue, que nous ne faisons en saison que lorsqu’on voit que quelqu’un est fatigué. Par contre, quand les matchs s’enchaînent rapidement, l’entraînement change. »
Comment ?
« L’analyse des performances athlétiques pendant les matchs est primordiale. Je dois comprendre si un joueur n’a pas effectué une course par manque d’énergie ou par incapacité. Je regarde le match pour pouvoir corréler ces données avec des statistiques. En Europe, par exemple, on exige plus d’intensité et on attend des résultats différents. »
Et la technologie ?
« Nous avons investi dans des outils qui améliorent l’analyse des performances, comme le 1080 Sprint, qui nous permet de réaliser des entraînements de course et d’endurance. Ensuite, nous essayons de personnaliser la charge d’entraînement en fonction du joueur. La technologie est au service du joueur : le match est le livre que nous devons étudier. »
Que suggère le conseil de la Roma ?
« Changer de rôle, comme nous le faisons souvent, modifie la donne. Prenons Mancini comme exemple : en tant que défenseur, il parcourait un certain nombre de kilomètres par match, maintenant, en tant qu’ailier, il en parcourt beaucoup plus. La préparation doit être adaptée à ce nouveau rôle. »
Qui a le plus progressé jusqu’à présent ?
« Sur le plan athlétique, tout le monde. Mais je tiens à mentionner Pellegrini. Il a débuté blessé, s’est rendu disponible immédiatement, s’est entraîné dur, et il mérite d’être reconnu après les critiques. Lorenzo est très motivé : ce n’était qu’une question de temps. »
