Les signes avant-coureurs laissaient présager que United pourrait avoir des difficultés.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Lundi soir à Old Trafford, Ruben Amorim a fait preuve d’une grande combativité. Après cette défaite, Manchester United devra se ressaisir.
Amorim, fidèle à lui-même, a été franc dans son analyse lors de la conférence de presse d’après-match et a admis qu’il craignait que United ne retombe dans ses travers de la saison dernière.

Amorim a subi l’une de ses pires défaites face à Everton.

Fernandes a connu une mauvaise soirée

Le système rigide de Van Gaal a aliéné les joueurs et les supporters.
Il a reconnu que c’était de sa faute si les joueurs de United « n’avaient pas compris les enjeux du match pendant les 90 minutes ».
Amorim semblait impatient de retourner à Carrington pour faire le point avec eux. La séance d’entraînement de United mardi était prévue de longue date, car les titulaires bénéficient d’une journée de récupération le lendemain d’un match.
Il faut pourtant que quelqu’un interpelle Amorim. Ce sont des résultats et des performances comme celle contre Everton qui alimentent le scepticisme autour de l’entraîneur le plus dogmatique de Manchester United depuis Louis van Gaal.
Manchester United possède des joueurs dont n’importe quel entraîneur serait ravi de prendre la relève, mais il faudra peut-être les déprogrammer.
Les joueurs se plaignaient d’avoir l’impression d’être des robots sous les ordres de Van Gaal, qui réprimandait certains pour leurs dribbles et leur ordonnait de contrôler le ballon avant de tirer.
Le jeu de Manchester United était tellement ennuyeux que les abonnés ont menacé de ne pas renouveler leur abonnement si Van Gaal n’était pas limogé.
Amorim est loin d’être aussi impopulaire que Van Gaal lors de sa deuxième saison – il a été limogé à la fin de celle-ci après avoir remporté la FA Cup – mais United a paru aussi rigide qu’il y a dix ans lors de sa défaite contre Everton.
Une fois de plus, United n’a pas modifié sa formation en cours de match. Nous sommes désormais habitués à deviner les changements tactiques d’Amorim, censés changer la donne, en observant comment un remplaçant s’intègre dans son système en 3-4-2-1.
L’intention était là, comme en témoigne l’entrée en jeu de Mason Mount à la place de Noussiar Mazraoui à la mi-temps. Amad s’est décalé sur l’aile droite et Mount a pris place à côté de Byran Mbeumo, derrière Joshua Zirkzee.
À ce moment-là, Everton avait déjà passé près de 40 minutes à jouer à dix et le but de Kiernan Dewsbury-Hall ne faisait que renforcer leur détermination.
Everton savait également que United conserverait la même formation. David Moyes a supervisé des centaines de situations désespérées depuis ses débuts en Premier League en 2002.
Moyes a malmené Amorim, qui, à force de ne pas trouver le juste équilibre dans ses choix, devient malgré lui un entraîneur sur la défensive.
Amorim a une nouvelle fois aligné sept joueurs défensifs dans le onze de départ de United. Il en avait même sélectionné huit à Goodison Park en février.
Si vous commencez un match avec six joueurs de champ défensifs et seulement quatre attaquants, ne soyez pas surpris de ne pas marquer. Surtout avec Zirkzee en attaque.
La tendance d’Amorim à aligner deux latéraux purs bride les ailes de United. Mazraoui, auteur d’une première saison correcte, n’a été titularisé que pour la quatrième fois cette saison, face à Everton. Son manque de préparation et ses récentes blessures ont pesé sur ses performances.
Patrick Dorgu était présenté par les sources internes à Manchester United comme la première recrue véritablement basée sur les données. Les chiffres ne correspondent pas.


Dorgu était initialement opposé à Seamus Coleman, de seize ans son aîné. Après la sortie de Coleman aux vestiaires à la neuvième minute, Lewis O’Brien a pris le poste d’arrière droit remplaçant pour Everton.
Pourtant, Dorgu est un attaquant réticent. Les supporters de Stretford l’ont critiqué pour avoir refusé de dribbler O’Brien. Plus tôt ce mois-ci, à Tottenham, Amorim a secoué la tête après que l’international danois ait fait une passe en retrait alors que Mbeumo s’était projeté vers l’avant.
Mazraoui et Dorgu étaient titulaires à Tottenham et ils étaient les maillons faibles de United. Alors pourquoi les maintenir sur le banc pour un match à domicile contre une équipe classée 13e au coup d’envoi ?
L’esprit « United Way » relève du mythe, mais l’identité des ailiers du club, elle, n’a pas vraiment disparu sous Amorim. Amad est le seul véritable ailier à avoir survécu à son remaniement.
Manchester United ne regrette pas Marcus Rashford, Jadon Sancho et Antony, des joueurs dont le passé sulfureux pourrait alimenter un carrousel. Alejandro Garnacho, indéniablement talentueux, s’est mis à dos tout le monde.
Mais les options actuelles, hormis Amad, ne vont pas enflammer les supporters. Dorgu manque d’expérience, Mazraoui n’est pas un latéral offensif et Diogo Dalot est en méforme depuis le début de la saison.
