L’attaquant est toujours indisponible en raison d’une blessure et ne devrait pas avoir la moindre chance à son retour.
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La question est légitime : reverrons-nous Santi Gimenez sous le maillot rossoneri ? À l’entraînement, oui, assurément : l’attaquant travaille individuellement pour soigner sa blessure à la cheville gauche et se rend régulièrement à Milanello, même si son retour dans le groupe (initialement prévu pour le derby) reste incertain. Il ne jouera pas demain en Coupe d’Italie contre la Lazio et il est peu probable qu’il soit présent pour le match de lundi soir à Turin.
Des séances d’entraînement individuelles sont prévues au moins jusqu’à la fin de la semaine, suivies d’un retour au groupe et d’une phase d’entraînement intensif. Pendant ce temps, décembre s’achève et janvier cède la place au mercato hivernal. Gimenez pourrait bien se retrouver au cœur de ces nouvelles négociations.
tactique
Le climat actuel favorise certains scénarios : rumeurs, fondées ou supposées, interceptées ou diffusées délibérément, laissent présager un intérêt de la part de clubs de Premier League. West Ham et Sunderland, notamment, seraient prêts à passer à l’action : le club n’a d’ailleurs encore formulé aucune offre officielle.
Interrogé par ESPN, Pimenta a minimisé la possibilité d’un départ de Santi : « Si la Premier League le souhaite, cela ne me surprend pas. Il me semble normal qu’un, deux, voire trois clubs soient intéressés, mais l’idée d’un départ de Milan n’est pas d’actualité. Toutes les actions, tous les messages et toutes les paroles que j’ai reçus de Milan ont toujours été positifs. À aucun moment Milan ne m’a laissé entendre que quelque chose n’allait pas.
Dès que la presse parle trop, j’appelle Milan, et Milan répond toujours : « Non, tout va bien, merci. » » Gimenez avait renoncé à chercher un autre club cet été, malgré l’absence de garantie d’une place de titulaire offerte par Milan et Allegri : Santi préférait se donner plus de temps avec les Rossoneri pour enfin s’imposer.
Aujourd’hui, la situation est différente et bien établie : Leão est l’avant-centre désigné, Pulisic l’attaquant de pointe de facto, et Nkunku la principale alternative au duo de titulaires. Le problème est essentiellement tactique : Max exige des joueurs qui privent leurs adversaires de points d’appui, misant sur la vitesse en contre-attaque plutôt que sur le physique dans la surface et les remises d’un attaquant professionnel. C’est pourquoi Gimenez réfléchit : à Milan, il risque de se retrouver avec peu d’espace.

Ce dont Santi a besoin pour se relancer, c’est de garanties de temps de jeu et d’une confiance inébranlable. Allegri a toujours été bienveillant et a toujours apprécié l’engagement de l’attaquant. Initialement titularisé à la suite des blessures de Leão puis de Pulisic, Giménez avait livré des prestations généreuses et solides. Cependant, le jeu collectif seul n’était plus jugé suffisant : il est légitime d’attendre des attaquants qu’ils marquent, et Santi, hormis un but contre Lecce en Coupe d’Italie, n’a jamais répondu à cette exigence en neuf matchs de championnat et 627 minutes de jeu.
Puis il y a eu cette blessure à la cheville qui l’a contraint à quitter le terrain après 62 minutes de jeu lors du match Atalanta-Milan, le 28 octobre 2025. Un problème que Santi avait lui-même tenu à faire connaître aux supporters milanais et au-delà, via son profil Instagram (« Depuis plusieurs mois, je joue avec une blessure à la cheville qui ne me permet pas d’être à 100 % ni de me sentir à l’aise sur le terrain. J’ai continué à aider l’équipe avec envie, j’ai continué à jouer, mais la douleur s’est intensifiée et il est temps d’arrêter. J’espère revenir au plus vite »).
C’était une manière de souligner comment sa condition physique avait pu contribuer à sa baisse de performance. Malgré la douleur, Gimenez s’était investi corps et âme, un engagement reconnu non seulement par l’entraîneur, mais aussi par les supporters. Et même si le but semblait s’éloigner de lui, le public de San Siro, ou les supporters rossoneri en déplacement, n’ont jamais réussi à le déstabiliser. Mais les temps ont aussi changé pour les supporters : avec une équipe inattendue au sommet et l’ambition de voir grand, personne ne peut se permettre des performances en demi-teinte. Pour Giménez, la pression augmenterait tandis que les opportunités, au contraire, diminueraient. Une situation inconfortable.
C’est pourquoi l’attaquant semble avoir revu sa position et se dit désormais prêt à explorer d’autres horizons. Le club fera de même : évaluer les offres potentielles pour Giménez est dans son intérêt, après l’investissement de 28,5 millions d’euros, bonus inclus, en janvier 2025. À l’époque, l’achat de Santi en provenance de Feyenoord, tout comme celui de João Félix de Chelsea, avait alimenté les espoirs d’un retour en Ligue des Champions, espoirs finalement déçus. Désormais, les recettes pourraient être réinvesties dans des joueurs plus performants, correspondant aux critères recherchés par l’entraîneur. L’AC Milan y réfléchit ; le mois de janvier approche à grands pas.
