
Après la défaite du Bayern Munich face à Arsenal (1-3) mercredi soir en Ligue des Champions, Joshua Kimmich a créé la polémique en affirmant que le Paris Saint-Germain reste l’adversaire le plus difficile rencontré cette saison par les Bavarois.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Une déclaration qui fait débat
En zone mixte après la rencontre à l’Emirates Stadium, le milieu de terrain allemand n’a pas mâché ses mots lorsqu’un journaliste de TNT Sports lui a demandé si Arsenal était l’équipe la plus compliquée affrontée cette saison. Sa réponse a de quoi surprendre au lendemain d’une défaite qui a mis fin à 18 matches d’invincibilité.
Le joueur a déclaré que le PSG était l’adversaire le plus compliqué, en particulier à cause de leur manière de jouer au football. Une reconnaissance qui valorise le travail de Luis Enrique, malgré la victoire 2-1 du Bayern au Parc des Princes début novembre.
« Non, je ne pense pas. Je pense que le PSG a été l’adversaire le plus difficile à cause de sa manière de jouer au football. Arsenal, c’est complètement différent. Ils dépendent des coups de pied arrêtés, ils adorent jouer de longs ballons, ils aiment se battre sur les seconds ballons. Donc c’était un match complètement différent. Face au PSG, c’était davantage un match de football. Aujourd’hui (hier, ndlr), ce n’était pas vraiment du football, mais plus de la gestion du jeu, des duels. Arsenal a très bien fait ça. Leur victoire était méritée, on doit apprendre après ce match ».
Deux styles de jeu radicalement opposés
Pour justifier son analyse, Kimmich a établi une comparaison tactique détaillée entre les deux formations. Selon lui, Arsenal dépend beaucoup des coups de pied arrêtés et aime jouer de longs ballons, tandis que face à Paris, c’était un match complètement différent, plus un match de football.
Le capitaine du Bayern a poursuivi son analyse en expliquant que la rencontre contre Arsenal était davantage axée sur la gestion de match et les duels physiques, alors que le PSG a proposé un football basé sur le contrôle, la mobilité et les accélérations permanentes.
Une critique à peine voilée d’Arsenal
Les propos de l’international allemand peuvent être interprétés comme une pique à l’encontre du style de jeu développé par Mikel Arteta. En réduisant la performance des Gunners à une domination sur phases arrêtées et à un jeu physique direct, Kimmich semble suggérer qu’Arsenal a certes gagné, mais sans proposer le défi footballistique le plus exigeant.
Il a toutefois reconnu la mérite de la victoire adverse, précisant qu’Arsenal avait très bien exécuté son plan de jeu et que le Bayern devait apprendre de cette défaite.
Des réactions contrastées
Cette sortie médiatique a immédiatement suscité de vives réactions. Du côté parisien, on savoure ce compliment inattendu qui valorise le projet de Luis Enrique sur la scène européenne. Les supporters du PSG y voient la confirmation que leur équipe propose un football de qualité capable de bousculer les plus grands d’Europe.
À Londres en revanche, ces déclarations sont perçues comme un manque de fair-play de la part d’un mauvais perdant. Arsenal vient pourtant de réaliser une performance convaincante qui les propulse en tête du classement de la Ligue des Champions.
Un éloge du jeu à la parisienne
Au-delà de la polémique, les mots de Kimmich révèlent une appréciation sincère du style développé par le PSG version Luis Enrique. Le milieu allemand valorise clairement une approche basée sur la technique, le contrôle du ballon et la créativité, par opposition à un jeu plus direct et physique.
Cette reconnaissance publique d’un joueur de ce calibre constitue un signal fort pour le club parisien, qui cherche à s’imposer durablement au plus haut niveau européen. Elle conforte l’idée que le PSG construit une identité de jeu respectée et redoutée, même quand les résultats ne suivent pas toujours.
Conclusion
Les déclarations de Joshua Kimmich, bien que controversées, mettent en lumière deux visions du football de haut niveau. D’un côté, le pragmatisme efficace d’Arsenal et sa maîtrise des phases arrêtées ; de l’autre, le jeu de possession et de mouvement prôné par le PSG. Un débat qui continuera d’animer les discussions footballistiques et qui pourrait prendre une nouvelle dimension en cas de confrontation directe entre Arsenal et le PSG dans la suite de la compétition.
Une chose est sûre : ces mots ne manqueront pas de donner des arguments aux deux camps et pourraient servir de motivation supplémentaire lors d’éventuelles retrouvailles sur les pelouses européennes.
