Italie , Zazzaroni : « Effondrement national. Les joueurs sont responsables ; le niveau a baissé. »

image-35-1024x584 Italie , Zazzaroni : « Effondrement national. Les joueurs sont responsables ; le niveau a baissé. »
Roma, auditorium Rai del Foro Italico, trasmissione tv « Ballando con le Stelle ». Nella foto: Ivan Zazzaroni

Le directeur du Corriere dello Sport-Stadio, interviewé par Dagospia, analyse l’Italie de Gattuso.

Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!

La lourde défaite 4-1 
concédée hier soir à San Siro s’ajoute à celle de 3-0 subie à Oslo en juin. 
L’Italie s’est de nouveau inclinée face à la Norvège , encaissant sept buts contre trois pour l’équipe d’ 
Erling  Haaland . Pour se qualifier pour la 
Coupe du Monde 2026 , les Italiens devront disputer les barrages en mars. 
Le tirage au sort des 16 équipes participantes aura lieu jeudi 20 novembre à 13h.  
Ivan Zazzaroni , directeur du Corriere dello Sport-Stadio, interrogé par le site Dagospia, n’a pas hésité : 
«
 C’est la faute aux joueurs. Le niveau a baissé. Le contexte n’est pas exceptionnel, il suffit de penser que Messi, 38 ans, et Ronaldo, 40 ans, participeront à la Coupe du Monde pour la sixième fois. La Coupe du Monde 2006 et le Championnat d’Europe 2021 sont deux exceptions…
 »

Mais n’est-ce pas une vision trop indulgente envers la FIGC ? 

« Le sort de la Fédération dépend de l’issue des séries éliminatoires de mars. Si nous sommes éliminés, tout s’effondre. »

Pour l’Italie, le football est un atout économique majeur. Nous figurons parmi les équipes nationales les plus titrées au monde. Plutôt que cette résignation, n’est-il pas temps d’opérer une révolution ?

La Fédération n’a pas le temps pour une véritable révolution. Les clubs et la Lega A ne sont pas disposés à s’engager sur la voie de la croissance. C’est l’affaire de tous. Les intérêts des clubs divergent de ceux de la FIGC, qui n’a pas les moyens de développer un programme de formation des jeunes. Même les propriétaires étrangers privilégient les transferts et le recrutement massif de joueurs étrangers, plus facilement échangeables sur le marché, tandis que l’intégration de joueurs italiens s’avère plus complexe. Nous disposons d’excellents centres de formation, à tel point que les équipes de jeunes de la Squadra Azzurra obtiennent d’excellents résultats jusqu’aux moins de 18 ans, mais ensuite, la progression s’arrête.

Mais les équipes de jeunes ne sont plus en mesure de fournir à l’équipe nationale des buteurs, des meneurs de jeu et des numéros 10…

« Le meneur de jeu a disparu, le dernier en date est Acerbi, qui a neutralisé Haaland en finale de la Ligue des Champions. Au milieu, le Pirlo du moment manque à l’appel. Milan se tourne vers Modric, l’Inter vers Calhanoglu. Le numéro 10 a disparu, Totti a disparu, et dans les centres de formation, on privilégie désormais le physique à la technique. Il n’y a même plus un seul ailier qui sache dribbler, un Causio, un Bruno Conti, un Donadoni… »

Et en attaque, nous devions compter sur Retegui, naturalisé. En 2006, nous avions Camoranesi ; en 2021, Jorginho, Emerson Palmieri et Toloi. Les joueurs naturalisés pourraient-ils être un moyen d’ajouter du talent à l’équipe ?

« Je suis contre la naturalisation de joueurs argentins et brésiliens. Nous avons eu recours à ces solutions de fortune par le passé. Mais ce sont tous des joueurs rejetés par d’autres sélections nationales, des joueurs qui ne jouent pas ailleurs… »

Le fait d’avoir un champion comme Sinner a-t-il eu un effet sédatif sur les athlètes italiens, au point de les insensibiliser aux échecs des Azzurri ? 

Nous restons un pays de passionnés de football. Le football est notre histoire. Nous avons remporté quatre Coupes du monde, mais aujourd’hui, notre championnat est catastrophique. Nous sommes en difficulté. Les jeunes assistent à un spectacle de piètre qualité et se désintéressent. Ils se tournent peut-être vers le tennis. Imaginez un enfant né en 2015. Il risque d’atteindre l’âge de 15 ans sans avoir vu une Coupe du monde avec l’Italie…

Un véritable cauchemar. Mais à lire les journaux, tout semble aller bien, Madame la Marquise. Comment se fait-il qu’ils n’attaquent pas l’équipe nationale ?

« On craint de ne pas aller à la Coupe du Monde. Il faut se rendre à l’évidence. L’important maintenant, c’est de se qualifier et d’aller à la Coupe du Monde… »

Et puis?

« Il nous faut une remise à zéro, une véritable refonte avec un nouveau président fédéral et un nouvel entraîneur. Gattuso lui-même sait qu’il est un entraîneur axé sur les résultats. S’il échoue, il sera limogé… »

Quel serait le profil du nouveau président ?

« Un manager ? Y en a-t-il un ? Ou un ancien footballeur intelligent et bien organisé ? Chiellini siège désormais au Conseil fédéral et Buffon dirige la délégation. Mais au mieux, ils choisissent l’entraîneur. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *